Sportéus, boisson de récupération après l’effort

Cet article a été écrit pour le magazine LSA. Retrouvez-le dans le n°2345 du 4 décembre 2014.

Le nom est une créature trompeuse. Avec un nom comme Sportéus, Lactel semble simplement choisir d’exprimer le positionnement du produit : une boisson énergétique, pour le sport. La finale « éus », avec son caractère latin, scientifique, vient en renfort pour exprimer une légitimité produit. Un nom en apparence dénué de subtilité. Mais un nom est plus que la somme de ses constituants.

En effet, un brin d’imagination et de gymnastique cérébrale révèle une triple référence dans le nom Sportéus : le gladiateur thrace Spartacus, à cause de son rythme trisyllabique, de sa première syllabe en « sp_rt » et du « us » final ; Protéus, une divinité gréco-romaine, qui apparaît si l’on inverse le « r » et le « o » ; enfin, « protéine », qui rappelle la forte teneur en protéines qui fait l’intérêt de cette boisson.

Les références et les évocations portées par un nom ne sont pas toujours conscientes ou évidentes pour les consommateurs (ni même pour ses créateurs !), mais elles lui donnent une valeur ajoutée, un je-ne-sais-quoi qui fait inconsciemment sens. En l’occurrence, au-delà du simple positionnement et d’une expression de la légitimité, Sportéus rappelle finalement une conception antique élevée du sport et de l’homme dans l’effort : une activité par laquelle l’homme touche au sacré, au divin ; un jeu olympique.